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C'est
la seule île canarienne où aucune éruption volcanique
n'a eu lieu durant les derniers deux millions d'années. Pour
cette raison on n'y trouve ni les cônes volcaniques ni les étendues
de laves si fréquentes dans le reste de l'archipel. En revanche,
l'érosion a agi de façon continue, démantelant
une partie de l'édifice insulaire. Dans le paysage prédominent
les formes érodées, les barrancos, les falaises marines,
et les reliefs différenciés comme les "cheminées".
La combinaison des traits géomorphologiques avec le climat donne
lieu à la présence de nombreux milieux écologiques,
depuis les ambiances chaudes et sèches du sud, à celles
humides et fraîches des sommets et des altitudes moyennes. L'île,
de forme circulaire, est entourée de hautes falaises marines,
comme s'il s'agissait d'une grande forteresse, et possède un
réseau radial de ravins (barrancos) qui limite l'étendue
des bassins fluviaux et a conditionné l'emplacement des activités
humaines ainsi que les communications.
La formation
de La Gomera :
La Gomera
est le résultat d'éruption volcaniques, commencées
il y a 12 millions d'années et s'étant terminées
il y a environ 6 millions d'années. Il y a eu 3 périodes
actives séparées par des périodes d'inactivité
et d'érosion :
- 1ère
période : dépôt d'un complexe basaltique, formé
de rochers plutoniques, de laves sous-marines et de sédiments.
- 2ème
période : ère salique, coulées de basaltes
atteignant jusqu'à 1000 m d'épaisseur. A la fin de ce
cycle se sont formés les "Roques" (rochers en forme
de pitons), constitués par des roches holocristallines qui se
sont refroidies dans le conduit d'alimentation des cratères volcaniques
jusqu'à prendre leur forme de flèche, et ensuite ont été
repoussées à l'extérieur par la pression des gaz
à l'intérieur du conduit. Puis a suivi une période
d'inactivité d'environ 3 millions d'années pendant laquelle,
sous l'influence de l'érosion, s'est formé une grande
cuvette au centre de l'île, avec 2 sorties vers la mer, à
Hermigua et à Vallehermoso.
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3ème période : ère du Pliocène inférieur,
couches de basalte horizontales, de structure poreuse, ces couches
ont recouvert le creux formé lors de la période précédente,
et c'est sur elle que s'appuie la majeure partie du Parc National
du Garajonay. La structure poreuse a facilité le processus
d'érosion de la 3ème période d'inactivité,
dans laquelle nous nous trouvons actuellement. Ce gigantesque processus
d'érosion a formé le réseau rayonnant des "barrancos"
ou vallées, qui, avec les "Roques" donnent aujourd'hui
à La Gomera sa configuration morphologique si particulière.
Le centre de l'île forme une unité volcanique, géomorphologique
et paysagère surprenante. Elle est encore accentuée
par la forêt de "laurisilva" qui couvre entièrement
cette ancienne cuvette. `
- 4 grands
pitons ou "Roques datant de la 2ème période d'activité
sont parfaitement identifiables et concentrés sur une superficie
de 1,5 km2, proches et visibles de la route de San Sebastian à
Valle Gran Rey: Agando, Ojila, Zarzita, Carmona.
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