L'artisanat

Fabrication
du miel de palme


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- La
céramique : Localisée à El Cercado, près
de Chipude, le plus haut village de l'île, elle utilise des
fours à bois (comme les anciens fours de boulanger) pour la
cuisson. Les techniques employées, très anciennes, sont
celles du colombin, et le secret du mélange des terres et des
sables pour obtenir une boue plastique est jalousement gardé.
Il y a peu de temps encore, les potiers allaient de village en village
pour vendre ou troquer leurs productions contre des provisions.
- Tissages
: Utilisés comme couvertures, fabriqués sur
des métiers primitifs, certains se composent de morceaux de
tissus roulés pris dans une trame, et les autres sont faits
de laines de brebis filées au rouet. Ces couvertures sont incroyablement
chaudes.
- Vannerie
: La vannerie est surtout un travail d'hommes. Elle est faite à
base d'osier, de chaume, de rotin, ou de feuilles de palmiers. Elle
est utilisée pour tous les usages courants.
- Travail
du bois :En plus de la fabrication traditionnelle et familiale
de meubles et de charrues, qui ne se pratique plus guère, le
bois continue d'être utilisé pour faire des chácaras,
des moules à fromage, des mortiers pour le Mojo (pâte
à base de piments plus ou moins forts) etc ...
- Travail
du Cuir : On utilise les peaux de chèvres pour faire
des outres (la zurona) dans lesquelles on pétrit le gofio (farine
d'orge, de maïs ou de blé, torréfiée). Elles
servent également à la fabrication des peaux des tambours
traditionnels.
- Fabrication
de nattes : Ce sont des sortes de tapis fabriqués avec
des feuilles de palmiers qui étaient utilisés jadis
pour recouvrir les sols de terre battue des maisons.
- Fabrication
de la Ristra : Avec la partie des feuilles de bananiers qui
fait le lien avec le tronc, on fait une sorte de rafia qui sert à
fabriquer des figurines de sorcières, des garnitures de bouteilles,
des petits paniers etc ...
- Miel
de palme :C'est un sirop qui s'obtient à partir de la
sève de palmier. Le palmier est l'arbre chéri de La
Gomera, pouvant atteindre jusqu'à 20 m de haut et 1 m de diamètre.
On en compte 106 643 dans l'île (au dernier recensement ) !
Le miel de palme est surtout fabriqué dans le canton de Vallehermoso
(celui du village de Tazo est particulièrement réputé).
On coupe les feuilles centrales de la tête du palmier et on
creuse une cavité dans la partie supérieure du tronc,
jusqu'à ce que l'on atteigne une surface totalement blanche
et sirupeuse appelée le tosa. Chaque soir il faut répéter
l'opération de curage afin de recueillir le guarapo (la sève)
par un conduit partant du tronc, sous lequel se trouve un récipient
qui peut amasser jusqu'à 10 litres de sève pendant la
nuit. Le matin, avant le lever du soleil, on récolte ce guarapo.
On peut le boire tel quel, ou le transformer en miel de palme en le
faisant bouillir pendant des heures jusqu'à l'obtention d'un
liquide épais, noir, de saveur agréable et sucré
(la technique est la même que celle du sirop d'érable
au Canada). Pour faire un litre de miel de palme, il faut environ
5 litres de guarapo. C'est pendant l'été que se font
les meilleures récoltes, car la sève contient alors
plus de glucose. Cette ponction de sève ne peut se répéter
qu'une saison tous les cinq ans sur un même arbre, le temps
pour lui de reprendre ses forces. Vous pouvez savoir combien de fois
un arbre a subi ce traitement de "guaraperia" : il suffit
de compter les incisions circulaires sur son tronc. Quant aux plaques
de fer blanc qui entourent les troncs, elles sont là pour éviter
que les rats ne montent aux palmiers et ne mangent le coeur ou les
dattes. Comparé au miel d'abeilles, le miel de palme est moins
calorique, moins riche en vitamines C et en hydrates de carbone, mais
il contient beaucoup plus de minéraux et d'oligoéléments.
Le miel de palme, mélangé à de la parra ou aguardiente
(eau de vie) constitue le Gomerón, boisson tonique, digestive
et reconstituante. Proportions au goût de chacun !
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